Avant propos
L’ensemble de l’étude est à télécharger sur le site du CNV

QUELS ÉQUILIBRES BUDGÉTAIRES POUR LES LIEUX DE PETITE ET MOYENNE JAUGES (1) ?
DONNÉES 2010-2012

Sans avoir la prétention de réaliser une étude approfondie de la situation économique des lieux de musiques actuelles, ces indicateurs, extraits des données mises à la disposition du CNV par ses affiliés, sont présentés ici pour alimenter la réflexion et apporter des éléments de réponse à de nombreuses questions.

Quel est le budget moyen de ce type de lieu ? Quelles particularités économiques peut-on  observer dans la diversité de ces structures ? Quelles sont les différentes ressources de ces salles de spectacles ? Comment évoluent leurs charges et leurs produits ? Quelles parts représentent les activités de diffusion ? Enfin, quels sont les apports de chacun des partenaires (l’Etat et les Collectivités Territoriales en particulier) ?

Quelques propos recueillis lors de la table ronde « économie(s) des scènes de musiques actuelles » organisée dans le cadre de Rencontres & Débats des Trans Musicales de Rennes 2013, illustrent cette publication.

CHAMP, ÉCHANTILLON, TYPOLOGIE

Suite à l’étude réalisée sur l’économie d’une date (2), c’est le budget global des structures gestionnaires de lieux de diffusion spécialisés « musiques actuelles » qui est scruté, à partir d’un échantillon représentatif de lieux de petite et moyenne jauge. Les données ont été collectées auprès de 74 lieux lors du dépôt des dossiers de demande d’aide à la diffusion (commission 7, « Aide à l’activité des salles » du CNV) de 2010 à 2012. Ces budgets ainsi que les indicateurs de diffusion (nombre de représentations, fréquentation, prix moyen du billet) ont été analysés puis croisés avec d’autres informations disponibles au CNV(3) et celles issues de la Direction Générale de la Création Artistique du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC).

Tous ces lieux de diffusion sont spécialisés : leur programmation est presque exclusivement (+de 80%) composée de concerts de musiques actuelles. Leur jauge se situe entre 100 et 2 000 places. 59% des lieux sont labélisés SMAC (4) ou en cours de labellisation. Un tiers porte également une activité festivalière, de plus ou moins grande importance vis-à-vis de l’activité de diffusion du lieu (5). 88% des exploitants de ces lieux sont des structures associatives. Face à leur grande diversité et pour une meilleure compréhension des chiffres, il a été retenu, comme dans l’étude précédente (6), une typologie des lieux basée sur 3 critères : la jauge maximale utilisée, le montant des recettes annuelles de billetterie et le contexte géographique. 4 catégories ont été ainsi été définies au sein desquelles se répartissent, comme suit, les 74 lieux étudiés. A noter que les salles parisiennes, ayant une économie particulière, ne sont pas représentées dans cet échantillon.

1/ Jauge comprise entre 100 et 2 000 places.
2/ Etudes publiées : en 2010 par le RIF « Les concerts de musiques actuelles en Ile-de-France en 2008 et 2009 », en 2012 par le CNV « La diffusion dans les lieux de musiques actuelles de petite et moyenne jauges en France » et en 2014 par la FEDELIMA, le SMA et le RIF « La diffusion musicale des artistes professionnels dans les lieux de musiques actuelles en 2011 ».
3/ Sources d’informations liées à la déclaration de la taxe fiscale sur les spectacles et à l’affiliation des structures au CNV.
4/ En 2014, 86 structures sont labellisées ou en cours de labellisation par le MCC et 51 de ces structures font partie de l’échantillon de cette étude.
5/ Si l’activité festivalière est plus importante en poids budgétaire que celle du lieu et qu’il n’était pas possible de dissocier spécifiquement le budget du lieu alors les structures n’ont pas été retenues dans l’échantillon de cette étude.
6/« La diffusion dans les lieux de musiques actuelles de petite et moyenne jauges en France », CNV info N°29, Juin 2012.