L’indépendance est morte, vive l’indépendance. Entre contraintes matérielles et enjeux symboliques : une analyse de l’évolution de « l’indépendance » dans le rap en France

Un triple constat peut être établi à propos de l’industrie phonographique en France ces dernières années. En premier lieu, le streaming audio, c’est-à-dire l’écoute de musique en flux, est au cœur de la reconfiguration de la filière et à l’origine du retour de sa croissance. Si le principe existe au moins depuis les lancements de Deezer (2007) et de Spotify (2008), ce n’est qu’au 1er janvier 2016 que le Syndicat National de l’Édition Phonographique (Snep) l’adopte comme modèle de consommation, établissant que les streams équivalent à des ventes, comptant de ce fait dans le calcul des certifications d’albums. Cette année-là, l’industrie musicale a retrouvé la croissance, et ce, en grande partie grâce au streaming audio payant 
, qui représente aujourd’hui 59% du chiffre d’affaires de la musique enregistrée en France . Le second constat concerne la place centrale des musiques dites « urbaines » dans l’essor du streaming audio en France.

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