sortie de l’EP éponyme de JUS DE BOXE [rock / Redon]

autoportrait
Après avoir pris du temps, car il faut toujours prendre du temps si l’on ne veut pas écrire que des conneries, Guillaume Hallier déniche les meilleurs musiciens du Pays de Redon à une époque où vous savez bien, c’est pas facile.
Jus de Boxe, pour foutre des nions et raconter le groove de la merde. Le son vient du jus, du sang, il grésille, saturé par le poids d’une bonne grosse partie des choses. Le grunge de Jus de Boxe imite le grain des photos argentiques, les peaux moites et les mots sales. La guitare croque, la basse est épaisse, la batterie a le regard à l’envers.
Le verbe de Jus de Boxe suinte de prédécesseurs poètes tels que Vian et Prevert. La musique, elle, pousse dans les cendres de Pink Floyd et Bashung, et c’est au rouleau à pâtisserie que se lie l’ensemble dans un étranglement de blues salvateur.
Ces quatre-là respirent en même temps, chacun pourtant dans le profond de sa tête. Ils déposent sur scène ce que la salle de répétition a mémorisé dans ses murs, un cloaque, un festin

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